mercredi 14 novembre 2007

Un premier signe de rassemblement

Les socialistes avaient jusqu'à hier pour faire acte de candidature pour les élections cantonales de mars prochain, ainsi que pour être "chef de file" du PS aux élections municipales qui se dérouleront en même temps.

A Livry-Gargan où, comme partout en France, tous les adhérents de la section socialiste locale ont reçu un courrier les informant de ces modalités, seule ma candidature à l'investiture socialiste pour ces deux responsabilités a été enregistrée.

Je suis très touché de cette première marque de confiance, qui émane de celles et ceux avec qui je partage mon engagement public depuis tant d'années. Bien sûr, le fait d'être sortant a sans doute contribué à cette situation de candidature unique. Mais au Parti socialiste, ce sont les militants qui décident. Etre le sortant n'est donc pas l'assurance d'être automatiquement le candidat et encore moins le seul candidat. Il est toujours nécessaire, à mes yeux, de convaincre par son travail et ses résultats. Sans doute mes amis ont-ils considéré que j'y suis parvenu, que j'ai convenablement honoré leur confiance et celle des électeurs au cours de mes deux mandats et que je ne suis pas le plus mal placé pour les conduire lors de la prochaine campagne...

Lundi 26 novembre prochain, j'exposerai devant eux mes motivations, ma vision de la campagne et les premiers engagements que j'entends prendre devant les Livryennes et les Livryens pour la période 2008-2014.

Mercredi 28 novembre, de 17h à 22h, les adhérents du PS voteront. Un vote formel, puisque j'y serai seul en course. Un vote auquel j'apporte néanmoins toujours beaucoup d'importance, parce qu'avant de s'attacher à rassembler le plus grand nombre possible de ses concitoyens, il est toujours mieux de savoir déjà rassembler clairement ses propres amis. Un vote ou plutôt quatre votes, puisqu'il s'agira de se prononcer sur ma candidature à l'élection cantonale, sur ma candidature en tant que "chef de file" des socialistes pour l'élection municipale (dans notre jargon, nous appelons cela le "premier des socialistes"), sur le projet des socialistes pour la Seine-Saint-Denis, mais aussi à Livry-Gargan sur le souhait des socialistes locaux à figurer de nouveau sur la liste que conduira le maire sortant (divers gauche) Alain Calmat. Je souhaite naturellement le vote le plus clair et le plus massif sur ces quatre points.

samedi 10 novembre 2007

Premiers regards, six mois après...

Mardi dernier, Nicolas Sarkozy a fêté son premier semestre à l'Elysée. Il faut du temps pour prendre la mesure d'une action politique. C'est la raison pour laquelle je me suis livré à peu de commentaires de politique nationale sur ce blog depuis les élections législatives de juin. Après six mois, il n'est toutefois pas interdit de porter un premier regard sur les choix d'ores et déjà mis en oeuvre.

Dès le mois de juillet, le gouvernement a choisi une impasse économique qui l'a privé de toute marge de manoeuvre pour l'ensemble du quinquennat. La loi TEPA (pour "travail, emploi, pouvoir d'achat"), dite aussi "paquet fiscal" va coûter environ 15 milliards d'euros par an. Les principaux bénéficiaires des mesures prises demeurent les plus favorisés. Et ces 15 milliards manqueront cruellement dans le budget de l'Etat pour préparer la France de demain et la protéger des chocs économiques comme la flambée du prix de l'énergie.

En matière de logement, priorité aux propriétaires : un crédit d'impôt a été instauré sur les intérêts d'emprunts immobiliers. J'observe toutefois que les effets d'annonce du candidat Sarkozy durant la campagne ont été réduits à des proportions modestes par le Conseil constitutionnel qui a censuré la loi votée par la majorité de droite. Pendant ce temps, le logement demeure le problème majeur de millions de Français, qui ne sont malheureusement pas en situation de s'envisager propriétaires et pour lesquels le gouvernement ne fait rien.


Si les plus riches parmi les plus riches peuvent désormais demander à l'Etat de leur rembourser chaque année plusieurs dizaines de milliers d'euros sur les impôts qu'ils ont versé (cela s'appelle le "bouclier fiscal"), tout le monde, du plus faible au plus fort, sera mis à contribution de façon identique, au même nouveau, pour limiter le déficit de la sécurité sociale. Cela s'appelle les "franchises médicales" et ça vous coutera 50 centimes d'euros par boîte de médicament, 50€ par an, que vous soyez richissime ou que vous ayez un mal fou à boucler vos fins de mois. L'égalité pour Nicolas Sarkozy, son gouvernement et sa majorité, c'est donc : tout le monde paye pareil !


Bilan décevant aussi en matière d'institutions : la "rupture" annoncée pour décembre se heurte au conservatisme de l'UMP, qui ne veut entendre parler ni d'introduction d'une dose de proportionnelle pour l'élection des députés, ni de réforme du Sénat pour y rendre possible une éventuelle alternance, ni de limitation du cumul des mandats. Alors que Nicolas Sarkozy se veut l'incarnation du mouvement perpétuel, il a donc décidé que sur cette affaire, il était urgent d'attendre.


Les élus locaux pour leur part, sont mobilisés face à un gouvernement qui semble faire peu de cas des territoires, de leur aménagement équilibré et d'une nécessaire remise en ordre de la décentralisation, malmenée par Jean-Pierre Raffarin au cours du précédent quinquennat. Si la Seine-Saint-Denis n'est pas concernée par la réforme de la carte judiciaire, elle pâtira en revanche du refus pour l'instant opposé par la droite,de remettre en débat les relations financières entre l'Etat et les collectivités locales. Le système de répartition des moyens de l'Etat est injuste, mais pas question de le modifier !


Certains trouveront peut être mon constat dur. C'est celui d'un opposant qui s'efforce de pointer ce qui, à son goût, est trop peu dit et trop peu écrit. La suite permettra de juger si les choix de la droite -que je conteste parce qu'ils se font toujours en faveur des mêmes et au toujours au détriment des mêmes- auront contribué à une amélioration de la situation du pays. A défaut d'être juste, cette politique sera-t-elle efficace ? J'en doute.

mardi 30 octobre 2007

Le fruit d'une véritable réflexion

Dans quelques jours s'ouvrira au sein du Parti socialiste la période de dépôt des candidatures, en vue des élections municipales et cantonales de mars 2008.

Conseiller général du canton de Livry-Gargan (qui épouse exactement les limites de la commune) depuis mars 1994, membre du Conseil municipal de la ville depuis juin 1995, j'ai pris le temps de la réflexion personnelle avant de me déterminer.

Etre l'élu de ma ville et de mon département est tout à la fois un honneur et une mission qui me passionne. Chaque matin, en me levant, je me dis que j'ai beaucoup de chance d'avoir disposé à quatre reprises (deux fois pour les élections cantonales et deux fois pour les élections municipales) de la confiance de mes concitoyens et d'être, grâce à cette confiance, en situation d'agir pour ce que je crois être le bien commun. J'y mets toute la sincérité, toute l'énergie, tout le sérieux et tout l'enthousiasme dont je suis capable.

Pour autant, prendre la décision de se représenter ne va pas de soi à mes yeux. Les élus locaux connaissent peu de répit. Exercer convenablement ce type de mandat signifie ne pratiquement jamais s'arrêter, être constamment disponible, week-ends et jours fériés compris, presque tout au long de l'année. Ce choix n'est pas que personnel : il concerne aussi ceux qui partagent ma vie, mon épouse et mes enfants. Se représenter, c'est aussi accepter d'être souvent critiqué, rarement remercié. Pas toujours facile à admettre, quand on a fait de son mieux...

A ces considérations personnelles et familiales, s'ajoute une réflexion plus collective : suis-je le mieux placé (ou le moins mal placé !), parmi les candidats possibles, pour emporter les élections à venir et réussir le prochain mandat ? Pour essayer d'en juger, il est important d'écouter ses amis, de porter un regard lucide sur son action passée et de vérifier qu'on porte toujours une vision et des projets pour l'avenir.

Tels sont les éléments de réflexion qui m'ont guidés au cours des dernières semaines. J'y ai apporté les réponses suivantes : ma motivation est intacte, beaucoup de proches et de moins proches m'encouragent à poursuivre l'aventure et les miens sont d'accord pour l'accepter, je crois avoir honorablement rempli ma mission durant les mandats qui s'achèvent, j'ai le sentiment que beaucoup restera toujours à faire et j'ai une idée précise de ce que j'ai envie de proposer aux Livryennes et aux Livryens pour la période 2008-2014.

Voilà pourquoi j'ai décidé de solliciter de nouveau la confiance de mes amis, puis de l'ensemble des électrices et des électeurs livryens aux élections cantonales de mars prochain en tant que candidat au renouvellement de mon mandat de conseiller général de Livry-Gargan. Comme en 2001, je solliciterai aussi la confiance des socialistes pour être leur chef de file aux élections municipales, sur la liste de large rassemblement que je souhaite voir conduite par notre maire, mon ami Alain Calmat.

J'espère être capable, au cours des prochains mois, de faire partager ma démarche au plus grand nombre possible de Livryennes et de Livryens. C'est en tout cas animé par ce désir que je pars une fois de plus en campagne.

mercredi 10 octobre 2007

Du nouveau pour les personnes handicapées en Seine-Saint-Denis

La lecture des récents articles de presse décrivant la préparation des élections municipales et cantonales en Seine-Saint-Denis ne me fait pas regretter d'avoir pris du recul avec les affaires internes du Parti socialiste et de concentrer désormais mon activité sur mes mandats au Conseil général et à Livry-Gargan...

A cet égard, la journée d'hier était une journée heureuse, comme l'est toujours le moment où un dossier sur lequel on travaille depuis longtemps trouve son aboutissement et sa concrétisation. Avec le président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et mon ami Serge Méry, vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France et vice-président du Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF), nous inaugurions "PAM 93", le nouveau service public de transport spécialisé pour les personnes handicapées habitant dans notre département.

Serge Méry avait lancé cette idée dès l'arrivée de la gauche à la tête du Conseil régional en 1998. Je me souviens qu'il avait convié tous les élus départementaux en charge des transports et des personnes handicapées pour nous proposer le principe de ce dispositif. J'avais été tout de suite très intéressé pour la Seine-Saint-Denis par ce qui n'était pas encore qu'un projet à contruire. En effet, le Conseil général apporte un soutien conséquent aux déplacements des personnes handicapées, qui bénéficient depuis très longtemps de la carte améthyste leur permettant de se déplacer gratuitement toute l'année sur l'ensemble du réseau de transports collectif de la région. Notre département est aussi attentif à l'accessibilité des lieux et de la voirie qui dépendent de lui. En revanche, peu de réponses étaient offertes aux personnes qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun, même lorsqu'ils sont adaptés.

Le service "PAM 93" (Pour aider à la mobilité) répond désormais à cette préoccupation. Il permet à toutes les personnes reconnues invalides à 80% de s'adresser à un service disposant de véhicules adaptés et de personnels formés, qui assurera leur transport 7 jours sur 7 de 6h à minuit, dans l'ensemble du territoire régional. Le financement apporté à parts égales par le Conseil régional d'Ile-de-France, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis et le STIF, permet de limiter la participation des usagers à 6€ pour une course en Seine-Saint-Denis, à Paris et dans les communes limitrophes; à 9€ pour une destination vers les autres communes des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne; à 15€ pour une destination en grande couronne.

Pour aboutir, il a fallu dépasser les complexités juridiques d'un système fondé sur le principe de la délégation de service public, tenir compte des changements législatifs intervenus en cours de route (loi du 11 février 2005, transfert du STIF au Conseil régional...), convaincre pour obtenir les financements nécessaires (environ 1 000 000€ par an pour le Conseil général).

Voilà pourquoi, voir les premiers usagers effectuer leurs premiers voyages était hier un moment si agréable, un moment durant lequel on a le sentiment de ne pas avoir travaillé pour rien !

Pour tout renseignement : 0810 0810 93 (numéro azur) ou http://www.pam93.info/

dimanche 30 septembre 2007

Desserte de Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil et Vaujours : engagement tenu par le Conseil général !

Tout le monde l'a dit : il est impératif d'améliorer la desserte du plateau de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, ainsi que des communes de Coubron et de Vaujours. Dans l'attente de solutions structurelles lourdes, qui nécessitent de longues études et des financements très importants de la part de l'Etat et du Conseil régional d'Ile-de-France, il était impossible de ne rien faire.

Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis travaillait donc, depuis longtemps, à l'amélioration du réseau bus, dont il a pris l'initiative du financement dans notre secteur du département, bien moins pourvu que d'autres en matière de transports publics. Durant la campagne pour les élections législatives de juin dernier, j'avais pris l'engagement de suivre ce dossier de près. Je m'y suis employé, notamment lors des discussions un peu difficiles intervenues en juin et juillet entre le Département et la Région.

C'est donc avec beaucoup de plaisir que je participerai demain matin à la mise en service de la restructuration très ambitieuse de la desserte en bus de ces quatre villes de notre circonscription, avec les principaux acteurs de ce dossier : mes collègues Hervé Bramy président du Conseil général et Didier Ségal-Saurel vice-président de l'Assemblée départementale en charge des transports, mon ami Serge Méry vice-président du Conseil régional et du Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF), ainsi que les maires des communes concernées, avec lesquels nous avons beaucoup travaillé.

A compter du 1er octobre 2007, la très forte augmentation de l'offre de transport dans ce secteur représentera 530 000 km supplémentaires annuels parcourus, 10 autobus supplémentaires, 33 recrutements de conducteurs (dont 9 habitants de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil).

Je forme le voeu que les améliorations proposées, qui représentent un effort financier annuel de 890 000€ pour le Conseil général (et plus du double pour le Conseil régional et le STIF), rendront la vie un peu plus facile aux 55 000 personnes qui habitent le secteur.

Le détail des nouveautés

601 : 1 seul itinéraire au lieu de 2, la desserte du Chêne-pointu toute la journée, 1 bus toutes les 15 minutes (au lieu de toutes les 30 minutes de 21h30 à 1h30 et au lieu de toutes les 20 minutes en heures creuses et le samedi).
602 : 1 bus toutes les 7 minutes en heure de pointe (au lieu de toutes les 10 minutes), un itinéraire simplifié et plus rapide en soirée, une correspondance avec les lignes du bassin chellois Apolo 7.
603 : 1 bus toutes les 20 minutes en heure de pointe (au lieu de toutes les 30 minutes), fonctionnement de la ligne toutes 60 minutes en heures creuses du lundi au samedi (service nouveau), augmentation de l'amplitude des horaires de fonctionnement de la ligne.
604 : itinéraire simplifié donc plus rapide, augmentation de l'amplitude des horaires de fonctionnement de la ligne.
623 : un nouveau terminus pour permettre un temps de parcours plus rapide vers une gare RER (Gagny au lieu de Chénay-Gagny), augmentation de l'amplitude des horaires de fonctionnement de la ligne, augmentation des fréquences en heures de pointe et en heures creuses, fonctionnement de la ligne toutes les 30 minutes le samedi et toutes les 60 minutes le dimanche (service nouveau).
642 : un seul itinéraire au lieu de trois reliant la gare RER de Villepinte à la gare RER de Chénay-Gagny, service désormais assuré jusqu'à 23h15, fonctionnement de la ligne toutes les 30 minutes en soirée et le samedi et toutes les 60 minutes le dimanche (service nouveau).
643 : nouvelle appellation pour la ligne 642c (1 aller-retour par jour)
644 : nouvelle ligne pour permettre le transport des élèves valjoviens vers le lycée Albert-Schweitzer au Raincy (3 allers-retours par jour)
645 : nouvelle ligne reliant Coubron à l'Hôpital intercommunal du Raincy-Montfermeil à Montfermeil, fonctionnant du lundi au samedi de 9h à 19h (1 bus toutes les 60 minutes).

mercredi 19 septembre 2007

Je tourne une page...

Ce soir, j'ai présenté ma démission de mon poste de Premier secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis.

Depuis plusieurs mois, le spectacle donné par les instances nationales du Parti socialiste et l'expression publique de ses principaux responsables m'avaient décidé à m'abstenir de participer aux réunions du Conseil national, du Bureau national et du Secrétariat national, instances dont j'étais membre depuis l'année 2000.

J'ai estimé ne plus disposer aujourd'hui des moyens nécessaires pour conduire les socialistes de Seine-Saint-Denis, dans une période cruciale pour leur avenir : celle de la préparation des élections cantonales et municipales. Après neuf années de mandat (personne n'avait "tenu" si longtemps dans cette fonction au PS 93), je considère que le temps est venu de faire place au renouvellement.

Je reste bien sûr adhérent du Parti socialiste, mais je n'y exerce désormais plus aucune responsabilité.

J'aurai donc encore plus de disponibilité pour concentrer tout mon engagement à mes mandats d'adjoint au maire de Livry-Gargan et de vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, ainsi qu'au sein des organismes dans lesquels je suis particulièrement investi dans le domaine de l'eau (Grands lacs de Seine et Syndicat des eaux d'Ile-de-France).

lundi 10 septembre 2007

Après les orages du 23 août dernier

Une nouvelle fois, Livry-Gargan a subi jeudi 23 août dernier des orages violents. Une nouvelle fois, de nombreux livryens ont été victimes d'importants dégâts à cette occasion. J'ai pu m'en rendre compte personnellement le jour même, en parcourant notre ville.

Ainsi, malgré les efforts déployés depuis de nombreuses années par le Conseil général et la municipalité, des problèmes demeurent. Certains seront résolus quand les travaux en cours seront achevés. D'autres nécessitent de nouvelles études et de nouvelles décisions. C'est le sens du courrier que j'adresse ce jour à ma collègue vice-présidente du Conseil général en charge de l'environnement et de l'assainissement.

"Madame la présidente et chère collègue,

Comme vous le savez, les orages du jeudi 23 août dernier ont causé d’importants dégâts dans notre département, en particulier dans le canton de Livry-Gargan.

La RN3 a notamment été coupée plusieurs heures en deux points de la ville et près d’une centaine de pavillons, toujours les mêmes, ont été à nouveau victimes d’importants dégâts.

J’ai conscience des efforts entrepris depuis de nombreuses années par le Conseil général pour lutter contre ces phénomènes répétitifs. Des investissements majeurs ont été créés, tels le bassin de retenue de la Poudrerie et sa pleine inondable aménagée en golf départemental, ou les nombreuses réhabilitations de canalisations réalisées ou en cours de réalisation. La ville de Livry-Gargan a, pour sa part, construit récemment plusieurs bassins, boulevard de la République (à proximité de la RD 116) et boulevard de l’Europe (travaux en cours sur la RN3). Elle procède actuellement à des augmentations de la capacité de ses émissaires communaux allée Danton et allée Galilée, avant d’entreprendre tout prochainement la même opération dans le secteur Quesnay et Emile-Marais.

Malgré cela, il semble que le niveau de protection contre les très gros orages, dont la fréquence de retour est malheureusement de moins en moins exceptionnelle, nécessite des efforts supplémentaires. Je tiens donc à appeler à nouveau votre attention sur l’urgence à réaliser un bassin départemental de retenue d’une capacité estimée à 26 000 m3 dans le parc Bérégovoy. Consécutivement à mon intervention, ce projet a été ajouté au programme prévisionnel d’investissement du Conseil général lors du séminaire de travail de l’exécutif départemental du 30 mai dernier. Je sais que les études sont en cours. Je souhaite maintenant connaître le calendrier prévisionnel de réalisation de cet ouvrage.

Par ailleurs, si des diagnostics ont été réalisées à plusieurs reprises, depuis plusieurs années, sur le problème des ruissellements en provenance des hauteurs de Clichy-sous-Bois, je ne peux me satisfaire des conclusions selon lesquelles aucun dysfonctionnement ne serait à déplorer. J’ai en effet personnellement pu constater la mise en charge immédiate des émissaires départementaux de ce secteur, en particulier celui du Rouailler canalisé. En l’absence d’exutoire, cette mise en charge rapide provoque alors le refoulement des émissaires communaux, quelle que soit leur capacité et leur configuration. Je souhaite donc disposer d’une analyse du fonctionnement des équipements départementaux dans ce secteur lors de l’orage du 23 août dernier (en particulier du bassin Maurice-Audin à Clichy-sous-Bois). Au-delà de ces informations, je vous remercie de m’indiquer les dispositions que les services départementaux entendent prendre pour que nous ne nous retrouvions pas exactement au même point dans ce secteur, lors du prochain gros orage.

Restant à votre disposition pour participer si nécessaire à une réunion de travail sur ce dossier qui me tient tout particulièrement à cœur, je vous prie de croire, Madame la présidente et chère collègue, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Pascal Popelin, adjoint au maire de Livry-Gargan, vice-président du Conseil général
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