
Il est toujours difficile de mener seul le débat démocratique. En ce sens, je me réjouis d'avoir croisé ce week-end, pour la première fois depuis sept ans sur les marchés de Livry-Gargan, des représentants de l'opposition municipale venant essayer de parler de notre ville. A cinq semaines du 1er tour des élections municipales, il était temps !
C'est donc avec intérêt et attention que j'ai pris connaissance de la tonalité et du contenu du tract distribué par le candidat qui aspire à remplacer notre maire. Neuf engagements, tenant sur un tiers de page : à n'en pas douter, il s'agit là d'un début encourageant !
Le candidat UMP promet ainsi "la sécurité en première priorité, pour un Livry plus sûr" : je me demande donc si c'est pour que Livry-Gargan soit plus sûre que Nicolas Sarkozy a supprimé définitivement le poste de commissaire dans notre commissariat il y a un peu plus de deux ans. En 2002, quand le gouvernement que je soutenais a cessé ses fonctions, il y avait 134 fonctionnaires de la police nationale dans notre commissariat. Après un peu plus de cinq années de Sarkozy (d'abord au ministère de l'Intérieur, puis à l'Elysée), il n'y en a plus que 104. Est-ce celà Livry plus sûr ? De son côté, à l'inverse, la majorité municipale a développé la police municipale (4 agents en 2001, 10 aujourd'hui, sans compter les ASVP), nous l'avons équipée, nous l'avons dotée de nouveaux locaux (en reprenant ceux de l'ancienne gendarmerie, désertés par la police de proximité démantelée en 2003... par qui déjà ?), nous mettons en place en ce moment la vidéoprotection à Livry-Gargan. Pour un Livry plus sûr, il y a donc d'un côté les promesses (jamais tenues) et de l'autre les actes (vérifiables).
Le candidat UMP promet "le respect du cadre de vie dans notre ville, qui protège ses pavillons et refuse le béton". Il accuse le maire d'avoir voté la loi SRU et de l'appliquer sans discernement. Ressortent ainsi les vieux arguments qui avaient pourtant fait long feu en 2001 : à l'époque, le candidat de l'UMP (c'était un autre), criait au loup en affirmant que nous allions construire 1100 logements en trois ans. Il prédisait des barres et des tours à Livry-Gargan ! Il promettait l'abrogation de la fameuse loi SRU. Sept ans plus tard, les quatre gouvernements de droite qui se sont succédé n'ont pas jugé nécessaire d'abroger la loi SRU (qui oblige les communes à se doter en 20 ans de 20% de logements sociaux, si elles ne les ont pas). Au contraire, à plusieurs reprises, les plus hautes autorités de l'Etat ont rappelé l'impérieuse nécessité de respecter les objectifs de cette loi. Le plus curieux, avec ce procès récurrent, c'est qu'il ne se fonde sur aucune réalité : pourquoi diable ferions-nous aujourd'hui à Livry-Gargan les bétises commises dans la quasi totalité des communes alentour au cours des cinquante dernières années, alors que nous ne les avons pas faites à l'époque ?! Pourquoi agiter encore le spectre du béton, alors que le plan local d'urbanisme voté en 2006 par l'actuelle majorité municipale conserve et renforce, autant que le permet la loi, toutes les dispositions limitant les hauteurs et la densité d'habitat, telles qu'elles étaient déjà définies dans le plan d'occupation des sols voté en 1979 ? Doit-on considérer que les 556 logements sociaux contruits au cours des dix dernières années ont été réalisés sans discernement ? Il suffit d'aller les voir, pour en juger. Les acquisitions foncières qui ont permis leur réalisation n'ont d'ailleurs jamais fait l'objet d'un vote "contre" des élus UMP au Conseil municipal depuis 2001. Doit-on enfin considérer que le millier de Livryens qui ont déposé en mairie un dossier de demande de logement n'ont d'autre prespective que d'aller se faire voir ailleurs ? Qui ne connait pas un de ces demandeurs, dans sa famille ou dans son entourage ?
Le candidat UMP promet "une équipe municipale qui ne soit pas inféodée au Parti socialiste et à ses luttes de clans et de courants". Si j'en juge par l'actualité récente de l'UMP à Livry-Gargan, c'est un peu l'hopital qui se moque de la charité ! J'invite chacun à lire les notes publiées régulièrement sur ce blog, qui ont décrit dans le détail et en toute transparence le processus de constitution de l'équipe que nous présentons pour cette élection municipale. La division et les luttes de clans ne sont pas chez nous ! Précisons aussi que notre tête de liste, Alain Calmat, n'est membre d'aucun parti politique. En matière d'"inféodation", on fait pire ! Quant à moi, je n'ai jamais considéré qu'être adhérent du PS m'avait transformé en aliéné et je crois m'être toujours comporté en élu de tous les Livryens.
Je ne m'attarderai pas sur le reste, qui n'est qu'un lot de formules creuses. Quelques mots toutefois sur la fin de ce laborieux et pourtant bien léger pensum : le candidat UMP promet "une liste municipale qui protégera l'identité de Livry-Gargan contre ceux qui veulent la faire ressembler au reste de la Seine-Saint-Denis (Bondy, Bobigny, etc.)". Mais de qui parle-t-il donc ? Je ne peux pas imaginer qu'il vise ceux qui ont contribué, depuis des années, à donner à notre ville son visage d'aujourd'hui. Alors à qui pense-t-il ? Sans doute nous le dira-t-il dans un prochain tract.
"Votre ville préfère regarder vers Le Raincy plutôt que vers Clichy-sous-Bois" attaque pour sa part d'entrée le député de la circonscription, véritable mentor du candidat UMP et dont la dialectique transpire tout au long de ce premier tract placé sous son "parrainage moral". Je voudrais lui répondre ceci : Livry-Gargan est une ville qui ne veut tourner le dos à personne, parce que tourner le dos, c'est refuser de regarder la réalité, c'est faire preuve d'irresponsabilité, c'est faire l'autruche. Je veux aussi lui dire que Livry-Gargan est une ville qui n'a pas pour ambition de ressembler à ses voisines : ni à Clichy-sous-Bois que les pouvoirs publics doivent aider à se sortir d'une situation difficile qui n'a pas été créée par le maire actuel mon ami Claude Dilain, mais au chevet de laquelle il se dévoue efficacement, en bon médecin qu'il est ; ni au Raincy, ville dépourvue de nombreux services publics qui existent à Livry-Gargan et auxquels les Livryens sont attachés, ville où la grande majorité des Livryens ne pourraient même pas espérer venir se loger, qu'ils soient locataires ou aspirants propriétaires.
Livry-Gargan ambitionne simplement de rester Livry-Gargan, une ville équilibrée, dans laquelle nous nous efforçons d'oeuvrer pour que sa population y conserve ou y trouve une vie de qualité. Et ça, ce n'est pas facile, ça ne s'improvise pas en quelques jours, en quelques phrases, à l'approche d'une élection.
C'est donc avec intérêt et attention que j'ai pris connaissance de la tonalité et du contenu du tract distribué par le candidat qui aspire à remplacer notre maire. Neuf engagements, tenant sur un tiers de page : à n'en pas douter, il s'agit là d'un début encourageant !
Le candidat UMP promet ainsi "la sécurité en première priorité, pour un Livry plus sûr" : je me demande donc si c'est pour que Livry-Gargan soit plus sûre que Nicolas Sarkozy a supprimé définitivement le poste de commissaire dans notre commissariat il y a un peu plus de deux ans. En 2002, quand le gouvernement que je soutenais a cessé ses fonctions, il y avait 134 fonctionnaires de la police nationale dans notre commissariat. Après un peu plus de cinq années de Sarkozy (d'abord au ministère de l'Intérieur, puis à l'Elysée), il n'y en a plus que 104. Est-ce celà Livry plus sûr ? De son côté, à l'inverse, la majorité municipale a développé la police municipale (4 agents en 2001, 10 aujourd'hui, sans compter les ASVP), nous l'avons équipée, nous l'avons dotée de nouveaux locaux (en reprenant ceux de l'ancienne gendarmerie, désertés par la police de proximité démantelée en 2003... par qui déjà ?), nous mettons en place en ce moment la vidéoprotection à Livry-Gargan. Pour un Livry plus sûr, il y a donc d'un côté les promesses (jamais tenues) et de l'autre les actes (vérifiables).
Le candidat UMP promet "le respect du cadre de vie dans notre ville, qui protège ses pavillons et refuse le béton". Il accuse le maire d'avoir voté la loi SRU et de l'appliquer sans discernement. Ressortent ainsi les vieux arguments qui avaient pourtant fait long feu en 2001 : à l'époque, le candidat de l'UMP (c'était un autre), criait au loup en affirmant que nous allions construire 1100 logements en trois ans. Il prédisait des barres et des tours à Livry-Gargan ! Il promettait l'abrogation de la fameuse loi SRU. Sept ans plus tard, les quatre gouvernements de droite qui se sont succédé n'ont pas jugé nécessaire d'abroger la loi SRU (qui oblige les communes à se doter en 20 ans de 20% de logements sociaux, si elles ne les ont pas). Au contraire, à plusieurs reprises, les plus hautes autorités de l'Etat ont rappelé l'impérieuse nécessité de respecter les objectifs de cette loi. Le plus curieux, avec ce procès récurrent, c'est qu'il ne se fonde sur aucune réalité : pourquoi diable ferions-nous aujourd'hui à Livry-Gargan les bétises commises dans la quasi totalité des communes alentour au cours des cinquante dernières années, alors que nous ne les avons pas faites à l'époque ?! Pourquoi agiter encore le spectre du béton, alors que le plan local d'urbanisme voté en 2006 par l'actuelle majorité municipale conserve et renforce, autant que le permet la loi, toutes les dispositions limitant les hauteurs et la densité d'habitat, telles qu'elles étaient déjà définies dans le plan d'occupation des sols voté en 1979 ? Doit-on considérer que les 556 logements sociaux contruits au cours des dix dernières années ont été réalisés sans discernement ? Il suffit d'aller les voir, pour en juger. Les acquisitions foncières qui ont permis leur réalisation n'ont d'ailleurs jamais fait l'objet d'un vote "contre" des élus UMP au Conseil municipal depuis 2001. Doit-on enfin considérer que le millier de Livryens qui ont déposé en mairie un dossier de demande de logement n'ont d'autre prespective que d'aller se faire voir ailleurs ? Qui ne connait pas un de ces demandeurs, dans sa famille ou dans son entourage ?
Le candidat UMP promet "une équipe municipale qui ne soit pas inféodée au Parti socialiste et à ses luttes de clans et de courants". Si j'en juge par l'actualité récente de l'UMP à Livry-Gargan, c'est un peu l'hopital qui se moque de la charité ! J'invite chacun à lire les notes publiées régulièrement sur ce blog, qui ont décrit dans le détail et en toute transparence le processus de constitution de l'équipe que nous présentons pour cette élection municipale. La division et les luttes de clans ne sont pas chez nous ! Précisons aussi que notre tête de liste, Alain Calmat, n'est membre d'aucun parti politique. En matière d'"inféodation", on fait pire ! Quant à moi, je n'ai jamais considéré qu'être adhérent du PS m'avait transformé en aliéné et je crois m'être toujours comporté en élu de tous les Livryens.
Je ne m'attarderai pas sur le reste, qui n'est qu'un lot de formules creuses. Quelques mots toutefois sur la fin de ce laborieux et pourtant bien léger pensum : le candidat UMP promet "une liste municipale qui protégera l'identité de Livry-Gargan contre ceux qui veulent la faire ressembler au reste de la Seine-Saint-Denis (Bondy, Bobigny, etc.)". Mais de qui parle-t-il donc ? Je ne peux pas imaginer qu'il vise ceux qui ont contribué, depuis des années, à donner à notre ville son visage d'aujourd'hui. Alors à qui pense-t-il ? Sans doute nous le dira-t-il dans un prochain tract.
"Votre ville préfère regarder vers Le Raincy plutôt que vers Clichy-sous-Bois" attaque pour sa part d'entrée le député de la circonscription, véritable mentor du candidat UMP et dont la dialectique transpire tout au long de ce premier tract placé sous son "parrainage moral". Je voudrais lui répondre ceci : Livry-Gargan est une ville qui ne veut tourner le dos à personne, parce que tourner le dos, c'est refuser de regarder la réalité, c'est faire preuve d'irresponsabilité, c'est faire l'autruche. Je veux aussi lui dire que Livry-Gargan est une ville qui n'a pas pour ambition de ressembler à ses voisines : ni à Clichy-sous-Bois que les pouvoirs publics doivent aider à se sortir d'une situation difficile qui n'a pas été créée par le maire actuel mon ami Claude Dilain, mais au chevet de laquelle il se dévoue efficacement, en bon médecin qu'il est ; ni au Raincy, ville dépourvue de nombreux services publics qui existent à Livry-Gargan et auxquels les Livryens sont attachés, ville où la grande majorité des Livryens ne pourraient même pas espérer venir se loger, qu'ils soient locataires ou aspirants propriétaires.
Livry-Gargan ambitionne simplement de rester Livry-Gargan, une ville équilibrée, dans laquelle nous nous efforçons d'oeuvrer pour que sa population y conserve ou y trouve une vie de qualité. Et ça, ce n'est pas facile, ça ne s'improvise pas en quelques jours, en quelques phrases, à l'approche d'une élection.
