dimanche 22 juin 2008

Les futurs élèves découvrent leur nouveau collège


A la rentrée de septembre, un troisième collège ouvrira ses portes à Livry-Gargan, comme je m'y étais engagé lors des élections de 2001. Ce sera le 120e ouvert en Seine-Saint-Denis et le premier construit dans notre ville depuis 1965.

J'ai souvent évoqué ce projet de troisième collège dans mes compte-rendus annuels de mandat. Ce fut en effet un dossier long et complexe, qui a demandé beaucoup d'engagement. Dès la fin de l'année 2001, avec Alain Calmat, nous avons été en mesure de proposer au Conseil général un terrain de 10 371 m2 appartenant à la ville. Avec le soutien d'Anne-Marie Mahéas, alors vice-présidente socialiste de l'Assemblée départementale chargée des collèges, j'ai obtenu l'inscription du projet au programme prévisionnel d'investissement en juin 2002. L'année 2003 a été consacrée à la mise en concurrence des cabinets de programmistes et aux études préalables. J'ai ensuite participé en 2004 à la phase de programmation du projet, en concertation avec les représentants de la communauté scolaire. La Commission permanente du Conseil général a approuvé ce programme le 26 octobre 2004, pour un montant estimé à 16 millions d'euros. Il a fallu ensuite organiser le concours d'architecture destiné à la sélection du projet et du maître d'oeuvre. Le choix définitif a été arrêté le 27 octobre 2005, par le jury dont je faisais partie. Après établissement du projet détaillé, ce fut ensuite le temps du choix des entreprises chargées de réaliser les travaux, par la Commission d'appel d'offres du Conseil général. Il fallu s'y reprendre à deux fois, en raison d'une première consultation infructueuse. Finalement, le chantier a commencé au cours du premier semestre 2007 et s'est achevé, comme prévu, 14 mois plus tard. Le 9 juin dernier, l'entreprise a remis les locaux au Conseil général.

Parallèlement au suivi du projet du collège lui-même, j'ai veillé à ce que la voie nouvelle de desserte soit réalisée dans les temps par le Conseil général (coût de 1,9 million d'euros pour le tronçon reliant le rond-point de la Poudrerie à l'avenue Maurouard). Je me suis impliqué dans le dossier de la redéfinition des secteurs scolaires, nécessaire pour déterminer les élèves appelés à fréquenter le nouvel établissement (il s'agira des élèves des groupes scolaires Jacob 1 et 2 et d'une partie des élèves résidant dans le quartier des Trèfles à Sevran). En lien avec le maire de Livry-Gargan, nous avons aussi prévu une modification du trajet de la navette municipale pour qu'elle desserve au plus vite ce collège (le dossier est actuellement en cours d'instruction au Syndicat des transports d'Ile-de-France, qui doit donner son autorisation).

Depuis quelques jours, le troisième collège (auquel, avec Alain Calmat, nous avons proposé au Conseil général de donner le nom de la grande résistante Lucie Aubrac) n'est plus un projet, mais une réalité. J'ai souhaité le faire découvrir samedi dernier aux élèves qui l'occuperont à la rentrée de septembre et à leurs familles. Près de 600 personnes ont répondu à mon invitation et c'est dans une ambiance bon enfant que le bâtiment s'est animé par la présence d'une foule curieuse et ravie. L'enthousiasme des enfants, la satisfaction des parents, furent pour moi le plus bel aboutissement des efforts consentis depuis plus de sept ans pour faire aboutir ce dossier. Comme je l'ai dit juste avant la visite, en accueillant les futurs élèves : "Nous avons voulu vous respecter, en réalisant un beau collège dans un cadre magnifique, pour vous permettre d'avancer dans votre parcours éducatif. Je compte que vous aurez à coeur, pour votre part, de respecter ce lieu".

Rendez-vous maintenant en septembre, pour la rentrée...et l'inauguration officielle.


mercredi 11 juin 2008

Emile-Gérard : un équipement de grande qualité au service de nos aînés


C'était la fête ce matin, à la maison de retraite Emile-Gérard de Livry-Gargan. Un jazz band donnait l'aubade aux résidents et aux invités, venus participer à l'inauguration du nouveau bâtiment "Abbaye", dans lequel 162 de nos aînés sont installés depuis quelques semaines.

Cette manifestation bon enfant, organisée avec talent par la directrice de l'établissement Hélène Dewet et l'ensemble des personnels, marquait l'aboutissement des longs efforts qui furent nécessaires pour permettre la réalisation de ce bâtiment neuf, qui fait incontestablement d'Emile-Gérard l'établissement public le plus accueillant de notre département.

En tant que vice-président du Conseil général chargé durant dix ans des politiques départementales en faveur des populations âgées et en tant qu'élu du canton de Livry-Gargan, j'ai suivi l'évolution de ce programme, lancé en 1999, avec une attention toute particulière. Dans mon intervention, j'ai rappelé l'engagement du Département en faveur de ce projet, qui s'est élevé au total à près de 4,5 millions d'euros. Le résultat me conduit à penser que cet argent public a été utilement dépensé, pour permettre d'accueillir dignement, comme ils le méritent, les résidents de cet établissement.

Livry-Gargan est désormais doté d'un établissement d'hébergement pour les personnes âgées dépendantes à la pointe de l'innovation dans ce domaine. Lorsque les travaux de réhabilitation du bâtiment "Joinville" seront terminés, 240 résidents pourront être accueillis, ce qui fera d'Emile-Gérard la plus importante structure de la Seine-Saint-Denis. Une fois de plus notre ville témoigne ainsi de son dynamisme et de la qualité des équipements qu'elle accueille sur son territoire.


dimanche 8 juin 2008

Pour nos petits, la Seine-Saint-Denis voit grand !


Depuis quelques jours, vous pouvez découvrir ce slogan sur les murs de notre département. Cette campagne de communication, la première du nouvel exécutif départemental, vise à appeler l'attention de nos concitoyens sur le plan départemental de relance pour la création de places d'accueil destinées à la petite enfance, que j'ai présenté à la demande de Claude Bartolone, lors de la séance du 5 juin dernier.

En me confiant, en tant que vice-président du Conseil général, la délégation à l'enfance, la famille et la santé, le 20 mars dernier, le président de notre Assemblée départementale, m'avait demandé d'agir vite sur ce dossier, qu'il avait présenté dès son discours d'investiture comme une priorité pour la mandature.

Après deux mois de travail intense, le plan proposé a été approuvé jeudi dernier à l'unanimité par l'ensemble des conseillers généraux, toutes tendances politiques confondues.

Si la création de places d'accueil en faveur de la petite enfance n'est pas une compétence directe et obligatoire des Conseils généraux, nous considérons qu'y contribuer constitue un enjeu éducatif pour les enfants et un enjeu économique et social pour les parents qui travaillent ou sont à la recherche d'un emploi. Améliorer cette offre et réduire les déséquilibres territoriaux sont donc des défis que nous voulons relever, pour permettre de faire réussir la Seine-Saint-Denis.

Le plan départemental de relance pour la création de places d'accueil destinées à la petite enfance se fixe pour objectif de permettre de disposer en Seine-Saint-Denis de 3 500 places supplémentaires d'ici 2011.

Pour tenir cet objectif, j'ai proposé trois grandes orientations :

- développer et rendre plus accessible l'accueil individuel : pour cela, nous créons dès le 1er septembre prochain une Allocation départementale accueil jeune enfant (ADAJE Seine-Saint-Denis), qui sera versée aux familles ayant recours aux services d'une assistante maternelle agréée (3 niveau d'aide en fonction des ressources : 120€ par mois et par enfant, 70€ par mois et par enfant, 50€ par mois et par enfant). Dès la rentrée, plus de 5 500 familles du département seront bénéficiaires de cette aide nouvelle et sans doute très rapidement un millier de plus.

- innover pour encourager le développement de l'accueil collectif : pour cela, nous généraliserons la pratique du multi-accueil dans les crèches départementales, nous encouragerons la création de micro-crèches dans les quartiers et nous participerons financièrement à certains projets de crèches d'entreprises.

- renforcer le partenariat avec les communes : les communes sont les collectivités locales qui ont vocation à créer de nouvelles structures d'accueil. Nous voulons mieux les accompagner financièrement (en doublant l'aide du Conseil général à l'investissement et en augmentant de 20% l'aide départementale au fonctionnement) et leur proposer la signature d'une convention petite enfance avec le Département.

Au-delà de la satisfaction d'avoir vu ce plan adopté à l'unanimité par l'Assemblée départementale, il me reste maintenant à agir pour traduire dans les faits la concrétisation et la réussite de ce plan. J'aborde cette nouvelle étape avec autant d'enthousiasme que la précédente.

Retrouvez le détail du plan sur mon site www.pascalpopelin.fr ou sur le site du Conseil général www.seine-saint-denis.fr ou en appelant le numéro vert 0 800 975 000


vendredi 30 mai 2008

Les Grands lacs de Seine et nous


Peu de gens connaissent les Grands lacs de Seine. Cet établissement public, constitué par la ville de Paris et les Conseils généraux des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, gère à ce jour quatre grands lacs-réservoirs qui ont pour vocation de réguler le cours du fleuve et de trois grandes rivières du bassin de la Seine (Seine, Marne, Aube, Yonne). Le but est de limiter les crues l'hiver et de soutenir le débit (l'étiage) l'été pour garantir la ressource en eau de l'agglomération parisienne (l'eau qui arrive dans notre robinet à Livry-Gargan et dans les villes voisines vient de la Marne). Concrètement, il s'agit de prélever de l'eau dans le fleuve et les rivières entre novembre et mai au moyen d'un canal d'amenée, de stocker cette eau dans un lac artificiel et de la restituer progressivement de juin à octobre, au moyen d'un canal de restitution. La capacité totale de stockage des quatre lacs-réservoirs des Grands lacs de Seine correspond à la superficie de la ville de Paris sur trois étages...

Consécutivement aux élections municipales et cantonales de mars dernier, l'établissement public des Grands lacs de Seine, comme de nombreux autres organismes, a procédé au renouvellement de ses instances pour les trois prochaines années. J'en ai été réélu président, fonction que j'occupe depuis 2001. A cette occasion, j'ai rappelé les grands axes du programme de travail que j'entends mettre en oeuvre :

- poursuivre la gestion optimale des ouvrages pour permettre de remplir au mieux leur double mission : protéger l'agglomération parisienne des crues et garantir ses ressources en eau en cas de sécheresse,

- engager les travaux nécessaires à la pérennité des deux lacs-réservoirs les plus anciens : le barrage de Pannecière (Nièvre) mis en eau en 1949 et le lac de la forêt d'Orient (Aube) inauguré en 1966,

- conduire les études détaillées préalables au projet de réalisation à l'horizon 2015 d'un cinquième ouvrage, exclusivement dédié à la lutte contre les grandes crues : le projet de la Bassée (Seine-et-Marne),

- réfléchir à un élargissement des collectivités constituant l'établissement public des Grands lacs de Seine, pour lui permettre de disposer d'une assise à l'échèle de l'ensemble du bassin de la Seine (ou du moins sur la partie amont de l'agglomération parisienne du bassin),

- trouver les financements indispensables pour la réalisation de ces grands projets,

- mieux faire connaître du Grand public le rôle et l'action des Grands lacs de Seine.




dimanche 18 mai 2008

A propos du Syndicat des eaux d'Ile-de-France...


Le Syndicat des eaux d'Ile-de-France (SEDIF) -qui compte parmi ses 142 communes adhérentes les villes de Livry-Gargan, Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil, Le Raincy et Vaujours- a procédé jeudi dernier au renouvellement de ses instances pour six ans, consécutivement aux élections municipales de mars dernier.

La gestion de l'eau est une question qui suscite désormais un intérêt croissant des élus, des associations et des citoyens, ce qui conduit la presse à en parler de plus en plus. Je m'en réjouis. Ce sujet complexe engendre parfois des polémiques, fondées -de manière délibérée ou par manque d'information- sur des éléments inexacts. Je le déplore.

Choisi à l'unanimité par les délégués socialistes du Comité syndical du SEDIF, je viens d'être réélu vice-président de cet organisme important, en obtenant l'ensemble des voix des 142 délégués, sans exception et toutes tendances politiques confondues.

J'entends exercer ce mandat dans la clarté et dans le respect du texte d'orientation adopté -sur ma proposition- par les délégués des 66 communes de gauche du Syndicat. J'en rends public le contenu sur ce blog :

Vitale pour l’Homme, l’eau ne peut être considérée comme un bien de consommation, même si sa fourniture aux usagers a un coût.

La loi a reconnu aux communes et donc à ses élus, la responsabilité d’assumer le service public de la production et de la distribution de l’eau potable dans notre pays. Dans ce cadre, les délégués des communes regroupées au sein du Syndicat des Eaux d’Ile-de-France doivent être, dans leur diversité, les porteurs des priorités suivantes :

- garantir la qualité sanitaire, la sécurité et la continuité de l’alimentation en eau à hauteur des besoins des territoires que le SEDIF a la mission de desservir,

- remplir cette mission en préservant l’environnement, en veillant au respect d’une ressource qui fait défaut à tant de populations de notre planète et en participant à la solidarité avec les territoires du monde qui souffrent du manque d’eau potable,

- maîtriser les coûts du service de l’eau et leur évolution au cours des prochaines années, en assurant une transparence totale de la gestion de ce service, afin de garantir aux usagers qu’ils bénéficieront bien des meilleures prestations au meilleur prix.

La mandature qui s’ouvre est marquée par le terme, au 31 décembre 2010, du contrat de régie intéressée qui lie le SEDIF à la société Véolia (ex Compagnie générale des eaux) depuis 1962. Malgré les nombreux avenants apportés au fil du temps à ce contrat, sa forme actuelle n’est plus adaptée au cadre législatif et réglementaire en vigueur. Le SEDIF doit donc, à l’occasion de cette échéance, décider d’un nouveau mode de gestion, qui ne pourra en aucun cas être la reconduction de la situation actuelle.

Par conviction, les délégués signataires du présent appel sont favorables à une gestion publique de l’eau, sous forme d’une régie publique.

Le Comité sortant unanime a mis à l’étude les quatre scénarii juridiques possibles pour l’avenir. Nous entendons que ces différentes options fassent l’objet d’une étude détaillée et d’un débat approfondi devant le Comité syndical mais aussi au sein des Conseils municipaux et avec les usagers, afin qu’une décision démocratique et éclairée, permettant de répondre aux priorités ci-dessus énoncées, soit prise dans des délais compatibles avec la mise en œuvre de toutes les options étudiées.

Nous sommes déterminés à continuer de peser, au sein du Comité et par la voix de nos représentants au Bureau, sur les décisions stratégiques et la gestion quotidienne du Syndicat. Nous réaffirmons notre attachement au SEDIF et notre volonté d’engager la recherche de synergies avec les autres collectivités de l’agglomération parisienne gérant des services de l’eau, en particulier la ville de Paris.

Sans remettre en cause la représentation de chacune des communes membres, nous nous engageons à œuvrer pour une évolution de la gouvernance du Syndicat permettant de prendre en compte la représentativité des populations desservies et de mieux les associer à la gestion du service public de l’eau.

mercredi 7 mai 2008

"Les ormes" : un établissement particulièrement utile aux personnes âgées de notre secteur


A la suite des élections locales du mois de mars dernier, un grand nombre d'organismes procèdent en ce moment au renouvellement de leurs instances.


Dans ce cadre, j'ai été réélu ce matin à l'unanimité président du Conseil d'administration du Centre départemental du moyen et long séjour "Les ormes". Cet établissment, situé à Montfermeil, regroupe trois services essentiels à notre secteur géographique : un service de soins de suite destiné à accueillir en particulier les personnes âgées qui ont besoin d'être suivies en milieu médical après une hospitalisation et avant leur retour au domicile (moyen séjour de 112 lits), un établissment d'hébergement destiné aux personnes âgées dépendantes (long séjour de 96 lits) et un service de soins paliatifs destiné à accompagner la fin de vie (unité de 14 lits).


Je siège au Conseil d'administration des "Ormes" depuis 1994 et je le préside depuis 1995. Au cours de ces années, beaucoup a été fait pour moderniser cet établissement, qu'on appelait encore "hospice" il n'y a pas si longtemps...


Le chemin reste cependant encore long pour que notre société se donne les moyens de traiter à la hauteur des besoins et des attentes la question de l'allongement de la durée de vie, de la dépendance, de l'augmentation du nombre de personnes atteignant un très grand âge, des problématiques de la fin de vie.


Pour ce qui concerne "Les ormes", j'entends agir pour l'aboutissement de nouveaux projets : la restructuration complète du moyen séjour dont les locaux ont le plus grand besoin, le renforcement de l'organisation médicale de ce service, l'amélioration du bâtiment neuf du long séjour pour mieux accueillir les pathologies Alzheimer et offrir des espaces communs supplémentaires aux résidents, l'autonomie budgétaire du service de soins paliatifs, la poursuite de la démarche qualité et de la recherche de nouvelles synergies entre "Les ormes" et le Centre hospitalier intercommmunal du Raincy-Montfermeil.


Je m'engage sur ces dossiers et, comme dans tous les autres domaines de mon activité d'élu, j'en rendrai régulièrement compte à mes concitoyens.

jeudi 17 avril 2008

Le Conseil général adopte un voeu sur la situation de l'Education nationale en Seine-Saint-Denis


Lors de la séance publique du Conseil général qui s'est tenue ce matin, un voeu sur la situation de l'Education nationale en Seine-Saint-Denis a été adopté. Je l'ai voté, avec mes 29 autres collègues de la majorité départementale, les 10 élus de droite s'étant prononcés contre. Voici le texte de ce voeu, qui résume pleinement ma position sur la question :

"Un fort mouvement est en cours dans de nombreux établissements scolaires du premier et du second degré pour protester contrer les suppressions de postes d'enseignants à la prochaine rentrée conduite par le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos. Depuis le 17 mars, ce mouvement rassemble plusieurs centaines d'élèves, d'enseignants, de parents d'élèves et leurs organisations respectives.

Dès septembre 2008, près de 400 postes disparaîtront en Seine-Saint-Denis : 370 dans les collèges et lycées. 47 classes seront fermées dans le premier degré et les dispositifs d'aides aux éléves en difficultés souffriront de fortes baisses de moyens. Dans chaque établissement c'est le même constat : une dotation horaire globale (DHG) amputée, de 1 à 10 postes mis à la trappe, avec pour conséquence un affaiblissement constant du taux d'encadrement et une montée en flèche des heures supplémentaires.

La situation d'un certain nombre de nos collèges est préoccupante, les phénomènes de violence y sont en voie de recrudescence, les résultats aux examens y sont inférieurs aux taux nationaux. Le gouvernement, en poursuivant une politique uniquement fondée sur la réduction des dépenses publiques (1 heure supplémentaire d'enseignement lui coûte par exemple 2,3 fois moins qu'1 heure de titulaire poste), ne semble pas se préoccuper des conséquences à venir.

L'argument de la baisse démographique, avancé par le ministre, n'est pas recevable. Il convient en effet tout d'abord de prendre conscience du caractère temporaire de cette baisse : dès la rentrée 2011, les préadolescents du baby-boom 2000 seront accueillis dans les collèges et pourtant le président Sarkozy a annoncé le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux jusqu'à la fin de son quiquennat. Par ailleurs, cette approche comptable n'est particulièrement pas pertinente dans notre département, au vu de la crise que connaît aujourd'hui notre système éducatif. C'est pourquoi l'Etat devrait plutôt profiter de ce répit démographique pour améliorer le taux d'encadrement, mettre en place de nouveaux projets éducatifs et ainsi favoriser de meilleures conditions d'enseignement.

Enfin, cette approche comptable du système éducatif va également à l'encontre des efforts des collectivités locales et particulièrement du Conseil général, pour la réussite scolaire et de bonnes conditions d'enseignement (constructions et rénovations de collèges, financement à 50% de la carte Imagin'R, instauration du quotient familial pour la restauration dans les collèges, équipement informatique pour les élèves de 6e). Le Conseil général fait de l'éducation une priorité et souhaite encore renforcer son investissement pour la réussite des jeunes de notre département, mais cela ne doit en aucun cas dédouaner l'Etat de ses responsabilités. Notre action doit être complémentaire et non alternative.

Les choix politiques lourds de conséquences effectués par le gouvernement ne font qu'accentuer la fracture sociale, d'ores et déjà alarmante dans notre département. Pourtant il n'y a pas de fatalité. Le gouvernement Fillon, s'il a tant besoin de réaliser des économies, doit revenir sur les 15 milliards d'Euros de cadeaux fiscaux fait l'été dernier aux contribuables les plus fortunés.

En ce sens, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis demande à l'état de prendre la mesure de sa responsabilité et donc :

- de revenir sur la suppression des 370 postes de notre département et sur la diminution constante de la dotation horaire globale,
- de conserver le même taux d'encadrement, notamment dans les collèges, afin d'accueillir dignement à la rentrée 2011, les pre-adolescents issus du baby-boom de l'an 2000,

- d'organiser une table ronde réunissant l'ensemble de la communauté éducative et les pouvoirs publics afin de s'attaquer au défi de la réussite éducative dans notre département."